La cyclo-logistique : comment la livraison à vélo fonctionne
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Un artisan attend une pièce, un habitant un colis, un restaurant ses légumes. En ville, tout cela peut arriver à vélo. Pas un vélo classique : un vélo-cargo, capable de transporter plusieurs dizaines de kilos. Bienvenue dans la cyclo-logistique.
Le mot est un peu technique. L’idée est simple. On vous explique.
De quoi parle-t-on ?
La cyclo-logistique, c’est le transport de marchandises pour le compte d’autrui, à vélo ou vélo-cargo. Son terrain de jeu principal : le fameux « dernier kilomètre », cette étape finale de la livraison, du dépôt jusqu’à votre porte.
Une précision honnête : il n’existe pas de définition officielle unique. C’est la formulation retenue par l’ADEME, l’agence publique de la transition écologique, que nous reprenons ici.
Comment ça marche, concrètement
Le principe repose sur des relais. Les marchandises arrivent en périphérie, souvent par camion, dans un espace logistique. De là, elles repartent en ville à vélo-cargo, depuis de petits hubs de proximité.
Le vélo-cargo prend le relais là où le camion cale : ruelles, zones piétonnes, bouchons, pas de place pour se garer. Sur les courts trajets en ville, il est souvent plus rapide. Et plus souple.
Pourquoi ça se développe
Deux raisons principales, l’une écologique, l’autre pratique.
Côté climat, les chiffres de l’ADEME sont clairs. À poids égal et par kilomètre, un vélo-cargo émet environ deux fois moins de CO2 qu’une petite camionnette. Sur place, il ne rejette rien. Et il ne bloque pas la rue.
Côté ville, il répond à un vrai casse-tête : livrer dans des centres de plus en plus fermés à la circulation motorisée, sans bloquer la rue.
Qui porte le mouvement ?
Le secteur s’est structuré vite. L’ADEME recensait autour de 200 entreprises de cyclo-logistique, dans 74 villes (hors La Poste et livraison de repas).
Contrairement à une idée reçue, ces emplois sont surtout salariés. D’après une enquête relayée par l’ADEME, 86 % des livreurs sont salariés. Contre 14 % en sous-traitance.
Côté organisation, deux repères. Les Boîtes à Vélo, nées à Nantes en 2012 et devenues une association nationale en 2019, fédèrent des entrepreneurs du vélo. Et une Fédération professionnelle de cyclo-logistique a été lancée le 9 novembre 2022, soutenue notamment par l’ADEME et le ministère de la Transition écologique.
Et Vélo Passerelle dans tout ça ?
Soyons clairs : nous ne sommes pas un transporteur. La livraison n’est pas notre métier.
Notre rôle est en amont, comme atelier-ressource : entretenir des flottes de vélos-cargos, aider à leur prise en main, soutenir celles et ceux qui font vivre ce secteur sur le terrain. C’est un axe que nous construisons. Pour en savoir plus, voyez notre action cyclo-logistique et notre article l’atelier-ressource cyclo-logistique.
La livraison à vélo n’est plus une curiosité. Elle fait partie de la ville qui vient — plus sobre, plus respirable. Une facette de plus du vélo comme outil du quotidien, au cœur de notre projet.
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